Le gouvernement malien accuse la France d’espionnage

Le gouvernement malien a accusé mardi l’armée française « d’espionnage » et « d’activité subversive ». Elle a réagi à une vidéo réalisée par un drone français, qui, selon Paris, capture comment des mercenaires russes enterrent des cadavres au Mali. TASR l’informera sur la base du rapport de l’AFP.

Soldats blancs

« En plus de l’espionnage, les forces françaises se sont livrées à des activités subversives en publiant des dossiers falsifiés pour accuser (des soldats maliens) d’être responsables du meurtre de civils », a déclaré le gouvernement malien dans un communiqué.

La vidéo a été enregistrée depuis un drone et capture des soldats blancs – l’armée française les aurait identifiés ailleurs – alors qu’à proximité de la base militaire de Gossi, ils manipulent des cadavres et les recouvrent de sable.

Selon l’armée française, ce charnier devait être utilisé pour accuser ses soldats d’avoir commis des violences. Le gouvernement français soutient qu’un tel scénario est typique de l’armée dite de Vagner et a également été utilisé en République centrafricaine, où ces mercenaires russes travaillaient également.

Charnier à la base de Gossi

L’armée malienne a annoncé mardi qu’elle avait lancé une enquête sur un charnier à la base de Gossi, qu’elle dit avoir découvert le lendemain de la diffusion des images.

Les restes seraient à un stade avancé de désintégration, ce qui, selon l’armée malienne, empêche ses soldats d’être responsables de la tombe, car ils n’ont repris la base des forces françaises que le 19 avril.

Le même jour, Paris prévient qu’il s’attend à des attaques de désinformation en lien avec la rétrocession de la base. En février, l’armée française a annoncé son retrait de ce pays africain, où elle faisait partie d’une mission anti-djihadiste.

La junte militaire n’a pas tenu sa promesse

Le Mali est actuellement gouverné par une junte militaire qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 2020.

La junte avait initialement promis de rétablir un régime civil, mais n’a pas tenu son engagement antérieur envers la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de tenir des élections en février de cette année. La CEDEAO a donc imposé des sanctions aux membres de la junte.

De vastes zones du Mali échappent au contrôle du gouvernement en raison du conflit brutal qui a commencé en 2012 et s’est ensuite étendu aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.

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Gaspard Pettigrew

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