BNP Paribas a coupé ses employés en Russie de ses systèmes informatiques

Les banques en Russie font face à des sanctions sans précédent en Occident.

La plus grande banque française, BNP Paribas, a coupé les employés en Russie de ses systèmes informatiques internes. Le but de cette étape est de renforcer la défense contre toute cyberattaque potentielle. L’information a été publiée par TASR sur la base d’un rapport de Reuters, qui fait référence à des sources proches de la situation.

BNP Paribas est la première grande banque à couper les employés russes de ses réseaux informatiques, tout en mettant les employés d’autres endroits en état d’alerte élevée contre les cybermenaces provenant de Russie après l’invasion de l’Ukraine.

Cette décision, visant à protéger la banque des attaquants qui pourraient utiliser le réseau local comme point d’accès, éloigne davantage le petit trafic russe du reste du groupe.

Les banques russes sont confrontées à des sanctions sans précédent en Occident visant à réprimer l’agression du président Vladmir Poutine en provoquant un chaos économique intérieur. Dans le même temps, toute sanction de représailles de Moscou pourrait mettre brutalement fin aux relations des banques occidentales avec l’un des plus grands producteurs d’énergie au monde.

BNP Paribas a déclenché une alarme fin février après que les régulateurs, dont la Banque centrale européenne (BCE), ont mis en garde contre la menace d’attaques de pirates informatiques par la Russie dans le but de provoquer l’instabilité économique du côté ukrainien.

Le Kremlin a nié à plusieurs reprises que l’État russe ait quelque chose à voir avec les attaques de pirates informatiques dans d’autres États.

La banque française emploie moins de 500 personnes en Russie, une fraction de ses plus de 190 000 employés dans le monde. Parallèlement, BNP Paribas a progressivement réduit sa présence en Russie, mettant fin à la banque de détail en 2012 et au crédit à la consommation en 2020.

Le porte-parole de BNP Paribas a déclaré que la banque française était l’une des banques internationales « les moins actives » en Russie et respectait strictement toutes les sanctions internationales décidées par l’Union européenne et d’autres gouvernements.

« Dans le contexte géopolitique actuel, les cyberattaques risquent de se multiplier », a déclaré la banque dans une série de rapports aux membres de la direction.

« Nos équipes de cybersécurité sont en état d’alerte maximale et surveillent nos réseaux », selon des rapports, la banque a conseillé aux partenaires commerciaux de faire de même.

Cet avertissement souligne la vulnérabilité des grandes banques et sociétés d’investissement occidentales. Les cyberattaques peuvent empêcher les clients d’accéder aux comptes et à d’autres services et peuvent empêcher les banques de négocier.

BNP Paribas a estimé mercredi son exposition à la Russie et à l’Ukraine à 3 milliards d’euros, tandis que l’italien UniCredit a déclaré qu’un amortissement complet de ses activités en Russie lui coûterait environ 7,4 milliards d’euros.

(TASR)

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Séverin Garnier

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